Djeliya, mémoire du Mandé suit Sékou, jeune griot malien, dans un parcours à travers l’Afrique de l’Ouest pour approfondir son apprentissage.
Entre héritage familial, tensions conjugales et rencontres avec des figures de la mémoire mandingue, le film interroge la survie d’un art oral ancien dans une société qui écrit et publie tout en temps réel.
Specs
Genre: Long-métrage documentaire de création, Essai poétique et historique
Durée : 112 minutes
Année de sortie : 2026
Pays : Burkina Faso, France, Sénégal, Côte d'Ivoire, Mali
Réalisation & Écriture : Boubacar Sangaré
Image : Isso Emmanuel Bationo
Son : Seydou Gueswende Porgo
Montage : Gladys Joujou
Musique originale : Baba Sissoko
Production principale : Pilumpiku Production (Burkina Faso - Mamounata Nikiéma)
Production déléguée (France) : Ladybirds Films (Hélène Badinter & Jules David)
Coproduction : Sunuy Films (Sénégal), Lully Grâce Production (Côte d’Ivoire), DS Productions (Mali), L'Oeil Vif Productions (France)
Partenaires & Soutiens : CNC (France), TV5Monde, Programme Sentoo, Ouaga Film Lab, Africadoc, Fonds pour la jeune création francophone
Format : Couleur, 16/9, Dolby Digital 5.1 / Stéréo
Heureux qui comme Sékou a fait un beau voyage. Griot comme l’étaient ses parents avant lui, le jeune homme décide de parfaire son apprentissage de la parole et de la musique en se lançant dans une longue itinérance à travers l’Afrique de l’Ouest, avant de retourner au foyer. Ce périple physique et spirituel met sa vocation à rude épreuve et l’oblige à interroger le sens, la survie et la nécessité de cet art ancestral au cœur d’une société moderne en pleine mutation. L’épopée contemporaine de Sékou fait continuellement écho à la légende fondatrice du Mandé, celle de Soundiata Keïta qui défit le roi Soumaoro Kanté pour ériger le grand Empire du Mali. À mesure que les temps se télescopent, les deux récits s’éclairent d’une lumière universelle.
L’Intention Artistique (Pourquoi ce film est unique)
« Djeliya, mémoire du Mandé » transcende les frontières du documentaire traditionnel pour s’affirmer comme un monument visuel et sonore. Boubacar Sangaré réussit le pari de donner au récit oral une forme hautement cinématographique, rythmée par la superbe musique originale de Baba Sissoko.
Le film est également un exploit de production : un budget de 600 000 euros réuni grâce à une solidarité Sud-Sud rare associant quatre pays africains majeurs et la France. En suivant Sékou sur les routes de la Guinée, du Mali ou du Sénégal, le réalisateur ne filme pas seulement un voyage individuel, mais dresse le portrait poétique d’une Afrique de l’Ouest contemporaine à la recherche de son destin et de sa mémoire commune.
4. Distinctions, Événements & Festivals
Mention Spéciale du Jury (Compétition Internationale Longs Métrages) — Visions du Réel 2026 (Nyon, Suisse)
Sélection Officielle (La Fabrique Cinéma de l’Institut Français) — Festival de Cannes 2022
Lauréat du Programme Sentoo — Accompagnement panafricain au développement (2019)
Sélection Officielle — FESPACO 2025/2026
« « Djeliya » est un projet né d’un réseau de solidarité extraordinaire. Ce film prouve que l’Afrique peut concevoir des œuvres monumentales et exigeantes en s’appuyant sur ses propres structures et ses forces créatives. » — Mamounata Nikiéma, Productrice principale (Pilumpiku Production)