C’est partie pour la 2e édition Ouaga Film Lab. Le coup d’envoi a été donné ce lundi 11 septembre 2017. Ouagadougou reçois une fois de plus le laboratoire de développement et de coproduction de projets cinématographiques, Ouaga Film Lab. L’innovation majeure de cette édition est sans doute le Ouaga Producers Lab. De ce fait nous avons rencontré Salam ZAMPALIGRE le coordonnateur de Ouaga Producers Lab pour qu’il nous parle de cette innovation.
Ouaga Producers Lab est une serie de formations en marge de Ouaga Film Lab. Ces formations sont organisées au profit des professionnels d’Afrique francophone travaillant dans l´industrie cinématographique et audiovisuelle. C’est un dispositif qui vise à renforcer les capacités de ces producteurs du cinéma Africain. C’est également un cadre d’échanges et de partages entre différents acteurs de la chaîne de production cinématographique. Les producteurs Burkinabè sont à l’honneur cette année. Selon le coordonnateur Salam ZAMPALIGRE « ce cadre a été créé à partir d’un constat que les producteurs burkinabè ne sont pas assez pistonner en matière de production ». L’objectif est donc de permettre à ces producteurs de recevoir une formation de qualité et leur permettre d’être plus compétitif au niveau national et international. L’autre bataille c’est la promotion des métiers de la chaine des valeurs c’est-à-dire dans un projet de film il faut différencier tous les métiers, le producteur, le réalisateur, le scénariste.
Cette année cinq producteurs burkinabè ont été sélectionnés pour participer à la résidence de Ouaga Producers Lab. De façon concrète la formation se déroule en trois étapes après la sélection des projets (cinq au total cette année). La première étape se déroule en une semaine durant laquelle deux formateurs qui ont fait des preuves à l’international viendront échanger avec eux. Un partage d’expérience qui leur sera très bénéfique. En ce qui concerne la deuxième étape c’est l’immersion pendant Ouaga Film Lab. C’est-à-dire de rencontrer des professionnels, des responsables de laboratoires, venus de partout afin d’avoir d’élargir leur carnet d’adresse. Ils seront aussi coacher par Stéphano Tildi, le monsieur formation du festival de Cannes à comment vendre et défendre leur projet de film.
Ces deux premières étapes ont pour objectifs de leur permettre d’avoir des notions sur le marketing, le contrat, le budget.
Enfin durant la troisième étape ils seront en contact pendant un mois ils seront en contact avec des producteurs du Burkina pour élaborer leur dossier de production. C’est à l’issu de cela qu’ils vont speecher leur projet. C’est après cette dernière étape que deux bourses seront offertes à deux producteurs une en Italie au Torino Film Lab et une autre en Tunisie. Ces deux producteurs assisteront du début jusqu’à la fin à la production d’un projet de film.
Le résultat attendu à l’issu de cette formation est de voir de bons films, des films de très belles factures qui traversent les frontières du Burkina et celles africaines. Comme le dit le coordonnateur de Ouaga Producers Lab Salam ZAMPALIGRE « nous voulons des producteurs aguerris et efficaces qui ne restent pas cantonnés au niveau national car le cinéma est international». Ouaga Producers Lab contribue ainsi à renforcer les connaissances des producteurs burkinabè et pour rayonnement du cinéma africain à travers le monde.
Abdourrahmane SIDIBE
Article initialement publié sur AvantPremière.over-blog.com. Source : https://pilumpikuprod.over-blog.com/2017/09/ouaga-film-lab-2017-des-producteurs-a-l-ecole-du-perfectionnement.html


