Le comité d’organisation de Ouaga Film Lab a tenu une conférence de presse le lundi 11 septembre 2017 au siège du Festival Panafricain du Cinéma et de la Télévision de Ouagadougou (FESPACO). A l’ordre du jour, informer les hommes des médias sur la tenue de la 2e édition du festival Ouaga film Lab prévue du 18 au 23 septembre.
Ouaga film Lab est un laboratoire de developpement de projets cinématographiques. Ce type d’initiative est légion dans les pays où le cinéma est bien structuré, soutenu et développé. Mais ce genre d’initiative reste trop peu courant en Afrique de l’Ouest. Selon son directeur artistique, Alex Moussa Sawadogo, le Ouaga Film Lab permet de détecter et de polir les nouveaux talents. Les projets de films sont sélectionnés en fonction de leur pertinence et entrent en laboratoire pour être « traités ». Encadré par des formateurs et des mentors issus du milieu cinématographique africain (Egypte, Tunisie, Afrique du Sud, Sénégal, Bénin etc.) ces projets sont décortiqués, questionnés, reformulés, réorientés. Le but est de faire mûrir les projet et que le laboratoire leur permette de franchir une étape supplémentaire vers leur réalisation.
Ouaga Film Lab c’est aussi un carrefour, un lieu de rendez-vous où scénaristes, réalisateurs et producteurs se rencontrent, échangent et avancent sur des idées de projets communs. Aussi, cette plateforme, selon l’administrateur Monsieur Ousmane Boundaoné, permet de repenser le financement du cinéma burkinabè et africain en aidant les réalisateurs et les producteurs à faire valoir la qualité de leurs projets auprès des partenaires financiers.
L’innovation majeure de cette deuxième édition est la mise en place du programme Ouaga Producers Lab avec Salam Zampaligré pour coordonnateur. Ce programme a pour objectif de consolider les potentialités des producteurs de l’Afrique Francophones en les soumettant « à un programme intensif de formation au métier de producteur en trois phases : avant, pendant et après le Ouaga film lab ». Cette année, ce sont 5 producteurs de films burkinabè qui y prendront part.
La plateforme Ouaga film Lab c’est, outre les ateliers, des master class, des projections, une séance de pitch et surtout une importante rencontre réseau entre les professionnels confirmés et la jeune génération. Plusieurs sites à Ouagadougou ont généreusement ouvert leurs portes : l’Institut Imagine, l’hôtel Splendid, l’Institut Supérieur de l’Image et du Son, l’Institut français et le site du FESPACO.
Pour animer ces différents programmes, des formateurs et mentors sont venus des quatre coins du monde : Burkina Faso, France, Egypte, Tunisie, Afrique du Sud, Allemagne, Italie, Hollande, etc. Notons qu’il y avait au départ 90 projets dont 15 ont été sélectionnés. Les binômes producteurs et réalisateurs sont porteurs de 10 projets. Et 5 autres sont producteurs. Chacun va mûrir son projet et ses particularités pendant cette deuxième édition du Ouaga Film Lab
Les ateliers et master classe se tiennent du 11 au 23 septembre. Elles ont débuté ce lundi 11 septembre avec Angèle Diabang du Sénégal sur le thème « métiers du producteur ». Ces rencontres entre professionnels et débutant vont permettre un accès facile aux réseaux des partenaires, entre autres, la Fabrique Cinéma de l’Institut français et la Berlinale Talents. Les masters classe sont ouverts à l’ensemble des professionnels du cinéma et de l’audiovisuel burkinabè.
Pour Idrissa Ouédraogo, Ouaga film Lab est une initiative qui est à saluer, parce que « la jeunesse d’aujourd’hui a un complexe de supériorité » et ne veut plus apprendre de leurs ainés. Le conflit entre les jeunes et les anciennes générations est plus que d’actualité et les doyens du cinéma burkinabè espèrent qu’avec Ouaga Film Lab la donne changera et que les jeunes apprendront d’eux.
Apprendre les uns des autres, est une objectif visé par le Ouaga Film Lab. Dans le monde du cinéma il est impératif de travailler en réseau. Un film est collectif à tous les niveaux. Il faut former un tout pour ‘’fabriquer’’ un film. Réalisateurs, scénaristes et producteurs doivent se serrer les coudes. Comme l’a si bien souligné Idrissa Ouédraogo, « le cinéma est art, technique et marché. », sous-entendant ainsi l’interdépendance de toutes les professions qui prennent part à un projet de film.
Rendez-vous lundi 18 Septembre pour la cérémonie officielle d’ouverture de Ouaga film Lab !
Priscille Jinette Bansé
Ci-dessus (les invités et organes de presse) Ci-dessous (L’invité d’honneur Idrissa Ouédraogo avec le jeune réalisateur Serge Armel Sawadogo
Article initialement publié sur AvantPremière.over-blog.com. Source : https://pilumpikuprod.over-blog.com/2017/09/lancement-ouaga-film-lab-ii.html



