KOUDOUGOU DOC 2018: CARTE BLANCHE AU CINÉMA DOCUMENTAIRE ALLEMAND

Festivaliers en pleine séance de projection Débuté, le mardi 24 avril 2018 à Koudougou, le festival Koudougou Doc se poursuit jusqu'au 28 avril. La deuxième journée, était consacrée au cinéma documentaire allemand. Du film « Yaab la boen » du germano-Japonais...

Festivaliers en pleine séance de projection

Festivaliers en pleine séance de projection

Débuté, le mardi 24 avril 2018 à Koudougou, le festival Koudougou Doc se poursuit jusqu’au 28 avril. La deuxième journée, était consacrée au cinéma documentaire allemand. Du film « Yaab la boen » du germano-Japonais Sunjka Kim à «  Quand Paul traversa le désert », de l’Allemand Jacob Preuss et le film, jusqu’à « Bruder  Jakob », de L’Allemand Eli Roland SACHS, ce sont les différents films vus par le public de Koudougou en cette deuxième journée.

Comme au premier jour, la population de Koudougou était également sortie massivement pour suivre les différentes projections. Ainsi à partir de 19h, avant le début des projections, une ambiance bonne enfant régnait déjà au terrain de l’ex- permanence.

Et pour commencer la soirée, c’est le film « Yaab la boen » en langue nationale mooré qui signifie en Français « Qui est ton grand père » qui a été projeté. Ce film documentaire comme son nom l’indique retrace l’histoire de Goumbanéga, un petit village situé à l’Est du Burkina. Le film documentaire noue son intrigue autour de la question des cérémonies traditionnelles surtout en pays moaga. A la fin de ce film, c’est Bärbel Mauch qui, au nom du réalisateur a pris la parole pour répondre aux différentes questions posées par le public.

À 20 h, c’est le film «  Bruder Jakob » d’Eli Roland SACHS qui a été projeté. Le film retrace l’histoire de Jakob, le petit frère du réalisateur, qui s’est converti à l’Islam. Un acte qui relève à la limite de « l’insolite » selon son réalisateur dans la société allemande. « Dans notre société, c’est anormal de voir quelqu’un se convertir à l’Islam. Pour nous, être Allemand est opposé à être musulman », a corroboré Eli Roland SACHS. Pourtant, Jacob va transcender tous les préjugés et clichés de sa société pour vivre sa foi de musulman. Le réalisateur a voulu à travers ce film interpellé sa société qui, toujours hostile à la religion musulmane. A noter que la qualité de ce film lui a valu de nombreuses distinctions(le prix meilleur film documentaire Allemand en 2017, Luna doc en Italie…).

Le film documentaire « Quand Paul traversa la mer » abouclé la soirée. Ce long métrage met à nu un phénomène qui, de nos jours prend de l’ampleur : l’immigration clandestine. Le film retrace la vie de Paul, un jeune camerounais qui à l’instar de nombreuses d’autres personnes, a décidé de se rendre en Europe à travers la mer. Une traversée parsemée d’embuches et de nombreuses péripéties. Avec tout le calvaire (vie aux camps, la traversée de la mer, sa vie dans les camps de réfugiés), Paul a dû également passer par de nombreuses manœuvres pour trouver quelque chose à faire, une fois en Europe. Ce film a ému le public à l’instar d’Alexis Kaboré, qui se dit être interpelé. «  Je suis vraiment ému de voir ce film. Nous disons que c’est mieux de rester chez nous et de travailler que d’aller vivre cette galère , je pense que ce film nous interpelle tous et nous devons rester chez nous», a-t-il conclu.

Par Idrissa KOMBEM

Eli Roland Sachs, réalisateur du film «Bruder Jakob»

Eli Roland Sachs, réalisateur du film «Bruder Jakob»

Article initialement publié sur AvantPremière.over-blog.com. Source : https://pilumpikuprod.over-blog.com/2018/04/koudougou-doc-2018-carte-blanche-au-cinema-documentaire-allemand.html

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