LES PETITES MAINS DE LA 2ÈME ÉDITION

Crédit photo: Germain Kiemtore Pour la 2 e fois, Ouagadougou accueille Ouaga Film Lab. Le laboratoire de développement et de coproduction de projets cinématographiques s’ouvre ce 11 septembre 2017. Jusqu’au 23 dudit mois, dix porteurs de projets de réalisation...

Crédit photo: Germain Kiemtore

Crédit photo: Germain Kiemtore

Pour la 2e fois, Ouagadougou accueille Ouaga Film Lab. Le laboratoire de développement et de coproduction de projets cinématographiques s’ouvre ce 11 septembre 2017. Jusqu’au 23 dudit mois, dix porteurs de projets de réalisation de film et cinq jeunes producteurs venus de plusieurs pays d’Afrique prennent part à une palette d’activités aux côtés de personnalités du cinéma mondial. Voici comment la machine Ouaga Film Lab 2 était en marche à quelques jours de son début.

Ouagadougou s’est réveillée chaude ce mardi 5 septembre 2017, encore réchauffée par un de ces soleils de plomb qui brille de tous ses rayons. Une atmosphère pesante qui n’empêche pourtant ni les piétons, ni les cyclistes, ni les motocyclistes, encore moins les automobilistes d’envahir les artères d’une des plaques tournantes du cinéma africain. C’est sous ce soleil ardent que nous nous sommes rendus dans les bureaux de Génération Films. Cette jeune structure organise pour la seconde fois, après une 1re édition en 2016, le Ouaga Film Lab. Un évènement qui regroupe des porteurs de projets, des cinéastes, des producteurs, des réalisateurs et des experts en cinéma de plus d’une vingtaine de pays d’Afrique et d’ailleurs. Et pour tenir le pari d’un Ouaga Film Lab réussi, une armée de petites mains réparties dans une dizaine d’équipes est à pied d’œuvre.

Mardi 5 septembre 2017, plus que 6 jours et Ouaga Film Lab 2017 débutera. L’heure est aux derniers préparatifs. Toute l’équipe d’organisation est à pied d’œuvre pour faire de cette édition une réussite. Et même si tous les organisateurs ne sont pas encore à Ouagadougou, la majorité du travail est déjà accompli selon l’administrateur de Génération Film, Ousmane Boundaoné. D’une commission à l’autre, on s’affaire aux dernières retouches.

Dans celle de la sélection des projets des jeunes producteurs, les choses sont bouclées. Parmi les quatre-vingt-dix projets de candidats reçus, quinze ont été sélectionnés dont dix porteurs de projets de réalisation de film et cinq jeunes producteurs. Pendant près de quinze jours, ils bénéficieront de formation (atelier, masters class, mentoring) et bien d’autres activités dans leurs domaines respectifs. L’objectif est de leur permettre de mûrir leurs projets en vue de leur réalisation.

Du côté de la recherche des partenaires, une vingtaine accompagne, cette année, Ouaga Film Lab. Parmi eux, on peut citer le CNC (Centre National du Cinéma et de l’Image Animée), l’Organisation Internationale de la Francophonie (OIF) et le Ministère de la Culture, des Arts et du Tourisme burkinabè.

Une centaine de participants a confirmé sa présence à Ouagadougou. La charte graphique est, elle, bien visible sur le site web du laboratoire et sur les affiches et autres supports de communication. La recherche des financements est bouclée. L’institut Imagine, l’institut Goethe, l‘institut français et l’hôtel Splendid mais aussi l’Institut Supérieur de l’Image et du Son (ISIS) et le siège du FESPACO ont été retenus pour accueillir la manifestation.

Si dans ces différentes unités tout semble bien se dérouler, au niveau de la logistique, de la régie technique et de la scénographie, l’heure est toujours au repérage pour encore les sites de l’ISIS et du siège du FESPACO. A l’ISIS où doivent se tenir certains masters class, c’est l’inondation de la salle de projection située dans le lit du fleuve Kadiogo qui pose problème. Cette situation n’a pourtant pas empêché le comité d’organisation de maintenir la cérémonie de clôture prévue dans l’après-midi du 23 septembre dans la cour de l’école de cinéma qui sera aménagée pour l’occasion par « Face-ô-scéno ». Au siège du FESPACO par contre ce sont les moustiques et l’inachèvement du bâtiment qui dérangent. Mais le scénographe donne cependant l’assurance de trouver une solution à ce problème.

 

Pour l’aspect régie technique, c’est Ahmed Kaboré qui a en charge la sonorisation et la gestion de la plateforme culturelle. Et dans ce service on en est à l’inventaire du matériel, des micros, câbles en passant par les baffles, les vidéos projecteurs… Mais l’assurance est donnée que le rendez-vous du 11 septembre sera respecté. L’équipe « Face-ô-scéno », quant à elle, a la responsabilité de la scénographie. Elle a en charge la décoration des cérémonies d’ouvertures et de clôture au FESPACO et à l’ISIS.

Dans un contexte sécuritaire précaire, toutes les dispositions sont prises pour que le Ouaga Film Lab 2017 se déroule dans de bonnes conditions. Et pour l’administrateur de Génération Films, les forces de défense et de sécurité sont mobilisées pour toute la durée du festival afin de permettre à l’évènement de se tenir dans la quiétude.

Pour cette édition, les meilleurs projets du 2e cru du laboratoire de développement et de coproduction seront dotés de différents prix dont des bourses. Après plusieurs mois de préparation, les organisateurs de Ouaga Film Lab 2017 espèrent que l’évènement tant attendu se déroulera dans de bonnes conditions. Ils y ont travaillé et continuent.

 

Samira Lydivine SAMANDOULGOU

Article initialement publié sur AvantPremière.over-blog.com. Source : https://pilumpikuprod.over-blog.com/2017/09/les-petites-mains-de-la-2eme-edition.html

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